La Grande Traversée de la Chaine des Puys

Une ligne d’horizon avec des hauts et des bas, de douces ondulations baignées par de chaudes lumières comme une invitation au voyage et soudain, un pic, une aiguille qui fend le ciel au sommet de ce mont plus haut que les autres. Que dis-ce, ce puy ! Ce Puy de Dôme ! C’est la vue de tous les clermontois chaque jour, le repère des gaulois et pour nous le point central de notre aventure.

L’idée est simple, le projet est dans nos esprits depuis quelques temps, c’est ce rêve de parcourir la chaine des puys en une journée avec un point de départ, un point d’arrivée et entre temps l’objectif de passer au sommet d’un maximum de puys.

Bien sur les jusqu’au-boutistes trouverons à redire car nous avons choisi de laisser quelques

sommets de coté, trop excentrés du parcours, trop peu accessibles mais qu’importe, l’aventure est bien là, le sentiment conquérant aussi lorsque nous faisons les premiers pas dans le centre ville de Volvic avec la fraicheur matinale qui nous accompagne. Il est 8h du matin et les ruelles de la ville d’eau et de pierre laissent vite place aux sentiers verdoyants de ce début d’été. La canicule annoncée pour la semaine suivante semble déjà s’être installée en Auvergne et mon acolyte qui me lance le sourire aux lèvres, « Je transgoutte à grosspire », oui c’est un marrant… La journée va être longue mais le premier puy pointe déjà le bout de son cratère, la Nugère et ses herbes encore humides de la rosé de la nuit nous humidifie les chaussettes et nous voila parti pour compter chacune de nos petites victoires sommitales. Cependant le désaccord arrive vite,

« Et de 4 ! »

« Tu rigoles on est au 5eme » ,

« Mais pas du tout, il y avait celui-ci entre… » .

La journée va être vraiment longue…

Avec tout cela nous arrivons au 30eme kilomètre au col des Goules à sec depuis quelques foulées mais heureusement une âme charitable est là pour nous ravitailler en eau, ca sera notre seule assistance du périple, merci...

A partir de là, les gros morceaux arrivent et s’enchainent, Pariou, Petit Suchet, Cliersou, Come et Puy de Dome savamment ponctués par « T’as du PQ ? Ok je reviens ! » Un poète je vous dis…

Le sommet du Puy de Dôme est pour nous une étape, point culminant évidemment, mais aussi à peu

près la moitié du parcours, de quoi admirer le chemin parcouru et ce qui reste à venir avec un petit soulagement, tous ceux qui restent sont moins hauts, mais peut être pas aussi beaux ?

La fontaine du col de Ceyssat nous permettra d’envisager la suite avec des réserves d’eau faute d’avoir encore beaucoup de réserve d’énergie.

La foret regagne les pentes des Puys et il faudra attendre la terre rouge et volcanique des puys de la Vache et de Lassollas pour retrouver un environnement dégagé, aérien et qui nous laisse admirer une dernière fois les ondulations de cette fin de montagne russe baignée par les douces lumières du début de soirée.


La fin du voyage ce fera sous le signe de la fraicheur en même temps que le soleil décline, de quoi nous rappeler qu’il serait temps de plonger nos pieds dans les eaux fraiches du Lac d’Aydat, nous n’avons pas pris de frontales, optimistes que nous sommes…

Il est 21h et l’heure des comptes à sonné, nous avons eu la chance de gravir 25 puys tout au long de ces 70 kilomètres de souvenirs et de partage, et vous savez ce qui est bien ? Il en reste encore bien plus à découvrir !



Focus sur les lunettes !



Deux bonhommes et deux paires de lunettes, pour l’un la Julbo Aerospeed avec des verres Zebra Light Red, comprenez qu’ils sont photochromiques (se teintent au soleil) avec une légère teinte rose pour améliorer le contraste.

Pour l’autre la Cébé S’Track dont la réputation n’est plus à faire, vu et revu sur le nez de Francois d’Haene entre autres.

Pour commencer avec la Julbo, le gros point fort de cette monture réside dans sa légèreté et sa ventilation ce qui lui confère un confort parfait à l’utilisation. Son grand champ de vision couplé à son fameux verre photochromique m’a permis de les porter toute la journée sans me poser de question, avec une très bonne protection contre le soleil et une vision parfaite en sous bois !


Concernant la Cébé, son principal attrait est son maintien grâce à son système de branche qui fait « pince » autour du crane et qui confère là aussi un grand confort. En revanche le choix du verre qui était en catégorie 3, teinte fixe, n’était pas le meilleur car lorsque les sous bois sont denses, le verre trop foncé est gênant, de quoi les remonter sur la casquette une paire de fois, jusqu'au tronc un peu trop bas qui l’éjecte en démontant au passage les deux verres, mais même pas cassé, il suffit de les remonter et c’est reparti !

A noter que ces deux modèles sont adaptables à la vue et avec différents verres, et si vous veniez nous voir en magasin ?